Il y a des appels auxquels on répond immédiatement. D’autres qu’on préfère ignorer. Et puis, il y a ceux qu’on n’entend pas toujours… parce qu’il y a simplement trop de bruit autour de nous.
C’est avec cette idée que nous avons commencé notre camp de formation des Jeunes Lasalliens du Liban, du 26 au 28 août 2026, au Collège des Frères Mont La Salle – Ain Saade.
Pendant trois jours, nous avons essayé de faire quelque chose qui paraît simple, mais qui ne l’est pas toujours : écouter.
Écouter les autres, mais aussi s’écouter soi-même. Écouter nos peurs, nos rêves, nos doutes, les attentes que les autres placent sur nous… et essayer, au milieu de toutes ces voix, de laisser une place à celle de Dieu.
Notre téléphone est devenu le fil conducteur du camp.
Après une activité, une session, un jeu ou un moment de prière, une même question revenait : « Qui m’a appelé ? Et qu’est-ce qu’il m’a dit ? »
Parfois, la réponse était profonde. Parfois, elle était beaucoup plus simple. Mais petit à petit, chacun a pu mettre des mots sur ce qu’il vivait et sur les voix qui occupent une place dans sa vie.
Bien sûr, un camp lasallien, ce n’est pas seulement des sessions et des réflexions. C’est aussi les rires, les jeux, les discussions qui continuent tard le soir, les moments inattendus, la fatigue, les repas partagés et toutes ces petites choses qui, finalement, créent une communauté.
Personnellement, c’est peut-être cela que je retiens le plus : voir des jeunes prendre le temps de s’arrêter, de partager, de se questionner, mais surtout de grandir ensemble.
Nous n’avons pas terminé ces trois jours avec toutes les réponses. Et peut-être que ce n’était pas le but.
Nous sommes repartis avec de nouvelles questions, des souvenirs, des liens plus forts et, je l’espère, une oreille un peu plus attentive aux appels qui nous entourent.
Parce que notre vocation ne se révèle pas toujours dans un grand moment extraordinaire. Elle peut se cacher dans un besoin, une rencontre, une personne à écouter, une occasion de servir ou simplement dans cette petite voix qui nous pousse à faire un pas de plus.
Le camp s’est terminé. Le téléphone a peut-être arrêté de sonner… mais l’appel, lui, continue. 📞
Et maintenant, une question reste avec nous :
La prochaine fois que ça sonne… à quel appel choisirons-nous de répondre ?










