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La saveur… des vacances déconnectées

La saveur… des vacances déconnectées

publié le 29/07/26|

Agnès Pinard Legry

https://fr.aleteia.org/2026/07/29/la-saveur-des-vacances-deconnectees

On en rêve toute l’année sans trop y croire. Couper. Vraiment couper. Pas seulement ralentir mais déconnecter enfin : plus de notifications, de messages en attente, de « vu à 22h53″… Quitter, au moins quelques jours, ce monde parallèle qui grignote le quotidien. Dans les Pyrénées, près de Gèdre, cela tombe bien :  le réseau passe mal. Les téléphones restent posés sur la table, éteints, comme si eux aussi avaient besoin de souffler un peu.

Les premières heures ont quelque chose d’étrange. Un léger vertige. La main cherche frénétiquement dans la poche ce petit objet qui occupe toute l’année une si grande place. Et puis rien. Le silence numérique s’installe. Peu à peu, il devient espace. Dehors, les sommets s’imposent. Au loin, le Cirque de Gavarnie retient les regards. Le temps se dilate.

« Rien ne presse vraiment »

Très vite, les repères changent. Ne plus savoir quel jour on est n’a plus d’importance. Le café prend son temps, les randonnées se succèdent : le cirque de Troumousse, la vallée d’Aspé, le Soum Blanc du Sécugnat, la brèche de Roland… On oublie peu à peu ce qui, d’ordinaire, semblait urgent. Les conversations s’installent, puis se taisent. Le soir, la lumière disparaît derrière les crêtes. Aucun écran ne vient la troubler.

Bien sûr, tout n’est pas idyllique. L’envie de « juste vérifier »  revient parfois. Une inquiétude affleure. Et si l’on passait à côté de quelque chose ? Mais les choses se passent. Une évidence s’impose : rien ne presse vraiment. Alors surgit un luxe oublié : la disponibilité. Aux autres, à soi, à Dieu. Devant le spectacle éblouissant de la Création, la vie intérieure reprend ses droits. L’essentiel se laisse enfin approcher.