En recevant l’association italienne des Guides et Scouts d’Europe, le 1er juin, le pape a encouragé les chefs et cheftaines à être des exemples pour les jeunes, particulièrement dans « la cohérence de leur vie » de chrétiens.
Léon XIV a encouragé les Guides et Scouts d’Europe à placer la personne au cœur de leur engagement et à bâtir une Europe ancrée dans les valeurs chrétiennes. Reçu ce 1er juin 2026, le mouvement a été salué pour ses choix éducatifs, notamment la non-mixité, que le pape a reliée à une vision exigeante de la formation des jeunes. Il les a ainsi exhortés à s’impliquer « à construire une Europe des peuples, et non seulement des affaires, unie par les valeurs les plus élevées de l’humanisme chrétien »
.Réunis dans l’Aula Paul VI pour marquer le cinquantième anniversaire de leur présence en Italie, les Guides et scouts d’Europe ont été accueillis par le pape dans un contexte de fête et de reconnaissance. Né en Autriche au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, ce mouvement s’est déployé dans une quinzaine de pays et rassemble aujourd’hui 72.000 membres. Depuis 2008, il bénéficie de la reconnaissance du Saint-Siège comme association privée internationale de fidèles.
La personne au centre
Dans son intervention, Léon XIV a mis en lumière l’« approche éducative spécifique » du scoutisme européen, enracinée dans l’héritage de Baden-Powell et tournée vers la transmission vivante de la foi. Il a souligné la place essentielle de la nature et de la vie en plein air, ainsi que celle de l’Évangile, présenté comme une « source d’eau fraîche » capable de nourrir la croissance humaine et spirituelle, tant personnelle que communautaire.
S’adressant aux chefs scouts, Léon XIV a insisté sur l’importance de la « cohérence de leur vie et de la maturité de leurs choix » pour aider les jeunes qui leur sont confiés à grandir. « Avec eux, vivez donc la beauté de la foi dans les gestes quotidiens et dans la prière partagée, dans les sacrements et dans le discernement de la vocation de chacun », a-t-il affirmé. Il a aussi souligné le rôle, dans cette croissance spirituelle, des prêtres qui accompagnent les groupes scouts. « La méthode scoute place la personne au centre, en prenant soin de tous ses aspects relationnels et de sa richesse humaine », a affirmé le pape. Notant que la pédagogie des scouts d’Europe prévoit des sections distinctes pour les garçons et les filles, il a insisté sur le fait qu’en creusant ainsi « les caractéristiques fondamentales de l’être femme et de l’être homme », les jeunes pouvaient être préparés à « la rencontre authentique et consciente de l’autre ».
Pour une Europe des peuples
Le pape a aussi affirmé apprécier la dimension européenne de l’association, notamment « en cette période historique si complexe », et les a encouragés à s’engager « à construire une Europe des peuples, et non seulement des affaires, unie par les valeurs les plus élevées de l’humanisme chrétien ». Il a rappelé que pour cela, le service représentait le « cœur » de la pensée éducative de Robert Baden-Powell, le fondateur anglais du scoutisme, et permettait de développer « l’altruisme, la solidarité, l’attention au prochain et le sens de la responsabilité sociale ». « Vécu dans la foi, le service nous libère de la tendance à être centrés sur nous-mêmes, indifférents et fermés », a-t-il insisté. « L’aventure du scoutisme aide à découvrir comment notre humanité est éclairée et engagée par l’œuvre de Dieu, véritable éducateur de nous tous », a enfin affirmé Léon XIV. Il a encouragé les scouts à « diffuser le langage de la charité, de l’accueil et de la paix » autour d’eux.

