FRERES DES ECOLES CHRETIENNES - PROCHE ORIENT
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Gilbert Richard (Pédagogue-Formateur) évalue ses 4 années dans le réseau lasallien du PO
Depuis 2003, M. Gilbert Richard, pédagogue depuis plus de 40 ans, et docteur en Sciences de l'Education, intervient dans le réseau lasallien au Proche-Orient. Il a déjà été au Caire et à Alexandrie, à Tripoli puis à Beyrouth, et en février 2007 à Jaffa. Il a bien voulu nous retracer ce qu'il a retenu de ses expériences dans notre région, mais avant il faut bien qu'il nous dise son parcours lasallien.

En 1989, le Frère Nicolas Capelle, (alors secrétaire à l'Education en France, puis à Rome, aujourd'hui Visiteur du District de France) m’appelle pour compléter l’équipe des formateurs de l’Institut de la Salle, spécialisée alors dans le Programme d’Enrichissement Instrumental (P.E.I.) du professeur Feuerstein.

A partir de 1992, nous renforçons nos compétences de médiateurs auprès des chercheurs québécois et proposons des stages de « médiation cognitive » pour donner des méthodes de travail à tous les publics d’enseignants, de la maternelle à Bac + 2. Les devises : «Une minute, je réfléchis !», «Oreilles de Sioux, œil de lynx», «comparer pour mieux choisir»…ont un franc succès qui me conduit à envisager des études doctorales sur ce sujet et à soutenir brillamment une thèse, en mars 2001.

En 2003, F. Nicolas me sollicite pour animer le réseau international francophone, se basant sur mes compétences d’enseignant (37 ans : 22 en primaire et 15 en secondaire) et de formateur apprécié par plusieurs milliers d’enseignants au cours de plus de 300 stages.

Juin 2003, ayant quitté l’enseignement, je pars pour une première mission. Avec l’Egypte, je découvre une autre culture, un système scolaire distinct, riche d’établissements simples et prestigieux. Initiée par M. Michel Choucri (secrétaire général de la MEL-Egypte), la première formation « médiation éducative », en deux modules, me fait prendre conscience de nos différences. Pour nous, en primaire, le professeur des écoles est généraliste, éclectique, il vit avec les enfants du matin au soir, les connaît sous tous les angles.

Au Moyen-Orient, l’enseignant est plus un spécialiste d’une discipline, il assure des cours minutés et est contrôlé par sa hiérarchie (responsables, inspecteurs). La culture pédagogique est peu présente. Certains stagiaires sont apparus étonnés par les propos tenus, pour d’autres les questionnements affluèrent, intrigués par la place du savoir-être et des savoir-faire dans mon enseignement.

Lors d’un passage à Alexandrie en juin 2004, l’expérience conduite par le Dr Christian Jaouich et son épouse Doris attira mon attention sur la nécessité de l’évaluation. Ce sera le déclic d’une deuxième étape que j’appellerai évaluation-formation.

En février 2005, tous les élèves de « Grand Jardin » du réseau sont évalués, faisant le point sur les acquisitions et les manques des petits. Des bilans sont alors transmis aux responsables, chaque titulaire est rencontré, des pistes sont données pour rectifier le tir jusqu’en juin où deux formations sont proposées aux enseignants de J.E. au Caire et à Alexandrie : « Créer de bonnes conditions du lire-écrire pour les 4-7 ans ». Elles reprennent les domaines de l’évaluation. Des résultats sont exploités pour montrer la pertinence des changements constatés. Depuis lors, à Saint-Marc deux évaluations ont lieu chaque année pour mieux cerner les besoins des enfants

Cette base sera proposée pour l’intervention sollicitée par M. Austa à Deddeh-Koura (Liban) en mars 2006. L’évaluation est élargie aux classes de 1ère et 2ème primaire. Nous tirons des leçons des tests administrés et proposons là aussi des activités compensatrices. Le stage a des effets bénéfiques imprévus sur l’ensemble de l’équipe. Des projets se mettent en place autour de la lecture en primaire et pour la langue orale, les graphismes, la phonologie en maternelle. L’enthousiasme est communiqué aux collègues de la capitale qui réclament à leur tour d’être formés.


En mai, trois écoles de Beyrouth (Sacré-Coeur, Notre-Dame, St Vincent) nous sollicitent. Je profite de la présence de mon épouse et de sa longue expérience d’enseignante pour ajouter au dispositif précédent une visite pédagogique dans chaque classe. C'est une troisième étape : évaluation-formation-accompagnement, plus complète, reflétant la réalité, à même de faire évoluer les choses avec des regards croisés.

A ce jour, je reçois régulièrement, par courriels, les résultats des tests pratiqués en maternelle à Deddeh, preuve que la motivation ne faillit pas. Je peux ainsi à distance continuer de prodiguer quelques conseils et commentaires.

La demande du Frère Directeur de Jaffa (et coordinateur du secteur Terre-Sainte) en février 2007 s’inscrit dans cette logique. La première visite a permis d’évaluer les GS, 1ère, 2ème et 3ème années, de rencontrer les professeurs de français, d’assister à des cours à différents niveaux. La problématique de l’enseignement du français est au cœur du projet pédagogique de cette école. Il s’agit pour tous les acteurs concernés : responsables, enseignants, décideurs et spécialiste de trouver la bonne synergie pour atteindre les buts fixés.

Alchimie délicate mais ô combien motivante pour ces équipes talentueuses rencontrées et pleine d’espérance pour le formateur lasallien que je suis. Faut-il ajouter que je me suis fait plein de nouveaux amis et que nous avons hâte de nous revoir ?



Photos: G. Richard avec les enseignantes à Alexandrie en 2005.
A Deddeh (Tripoli, Liban) février mars 2006, avec Mmes Matta et Nassour, Frère Ildefonse Sarkis, M. Mannah.
En action avec les enseignantes.
A l'heure des bilans : "d'abord vous me plûtes, ensuite vous me charmâtes, enfin vous m'épatâtes"
A Beyrouth mai 2006: 3 photos au Collège Notre-Dame (Furn el-Chebbak).

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