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LU ... VU .... LU .... VU...
- Dans le PLI N° 41, de l'Association La Salle, Paris-Lille, un bref article sur les problèmes de Communication entre les enfants et leurs parents.
- Henry Quinson, un jeune millionnaire qui a tout quitté pour se consacrer à Dieu et aux enfants pauvres, passant des salles de marchés aux cités populaires, vit sa reconversion comme une quête de sens. Selon lui, "La vraie richesse, c'est l'éducation", "seule apte à changer le monde". (Sites "LeMonde.fr" ; "20minutes.fr" et AFP).
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Tolérance à la frustration (LE PLI, No 41)
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Lu dans La Lettre de l’Education (15 septembre 2008) : « Il y a d’abord la communication avec les parents : 30% des collégiens français expriment des difficultés à communiquer avec leur mère, plus de 40% avec leur père. La France est ainsi l’un des pays qui affiche les moins bonnes performances en la matière. Cette difficulté de dialogue est un sujet assez préoccupant. La communication constitue en effet l’un des fondements de la famille dans sa fonction d’aide au développement et agit comme un facteur de protection à l’adolescence. En assurant la transmission d’un certain nombre de règles de vie, de valeurs et de comportements comme la maîtrise de soi, l’estime de soi ou la tolérance à la frustration, elle permet aux enfants d’augmenter leur capacité à trouver des solutions face aux situations difficiles. Et l’impact est direct sur les comportements de santé : plus le dialogue est facile, plus la perception de son état de santé par le jeune s’améliore, et plus il se protège des conduites à risques. Philippe Lamoureux, directeur de l’INPES (Institut national de prévention et d’éducation pour la santé)
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Quand un trader quitte tout pour devenir moine:
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Passé des salles de marchés aux cités populaires, l'ex-trader millionnaire Henry Quinson, aujourd'hui moine et éducateur dans les quartiers pauvres du nord de Marseille (sud-est), vit sa reconversion comme une quête de sens, loin de la crise financière.

"Je me rends compte que j'ai vécu dans trois lieux qui font fantasmer les gens parce qu'on en parle beaucoup et que très peu de gens les connaissent : une salle de marché, un monastère et une cité HLM (logements populaires), ça donne une forme de continuité à mon itinéraire", dit-il.

Il y a près de vingt ans, à 28 ans, ce Franco-Américain abandonnait une augmentation de 30% et un confortable bonus offerts par la banque Indosuez où il travaillait pour se retirer dans un monastère.

Cette décision avait stupéfait ses proches et sa hiérarchie, persuadée qu'il partait à la concurrence pour une offre plus lucrative.

Mais le dieu-dollar ne séduisait plus ce jeune financier élevé à New York dans une famille pratiquante, qui décida, la "trouille au ventre", de rejoindre l'abbaye cistercienne de Tamié, dans les Alpes, pour se consacrer à la prière et à la fabrication de fromage.

C'est juste avant cette retraite de presque six ans qu'il eut une vision: "Je me suis vu à Marseille, où je n'étais jamais allé, où je ne connaissais personne, entouré d'enfants maghrébins à qui je faisais l'école".

Vision devenue réalité en 1996 avec son arrivée dans les quartiers Nord et la création de la fraternité religieuse St-Paul dans une cité dont 70% des habitants sont musulmans.

Avant cela, il s'est "débarrassé" de ses millions en les cédant à différentes associations et non à l'Eglise catholique. "C'est bien de faire des discours sur les pauvres, mais c'est encore mieux d'en faire partie", explique-t-il.

Dans l'appartement qu'il partage dans la cité avec l'un des quatre moines de sa fraternité, son quotidien mêle prières, cours d'anglais, soutien scolaire aux enfants, écoute, mission d'écrivain public et aide aux étudiants pour décrocher des bourses d'étude.

Ce moine moderne, maniant avec autant d'aisance l'humour que les références bibliques, estime que l'argent "perturbe la relation avec les personnes" et préfère "faire de l'éducatif".

"Si un jeune vient chez nous trois jours par semaine pendant dix ans, il va non seulement faire des progrès scolaires mais sa vision du monde va être transformée", juge-t-il.

Ce qui lui manque le plus de sa précédente vie, ce n'est ni l'argent, ni l'effervescence des marchés mais... les femmes: "peut être la plus grande souffrance", avoue-t-il.

Sur la crise financière, il reste philosophe. "Un gros rhume pour le marché", tranche-t-il, estimant qu'il "y a toujours eu des crises même si celle-ci est particulièrement grave".

"J'ai conseillé à tous ceux qui me le demandaient il y a un an de complètement sortir du marché d'actions, je ne sais pas s'ils m'ont écouté", sourit-il.

"Aujourd'hui mon salaire annuel de professeur à l'Education nationale correspond à une prime mensuelle de mon salaire de trader à l'époque", mais, poursuit-il, "j'ai infiniment plus de pouvoir en tant que professeur qu'en tant que trader", car "la vraie richesse, c'est l'éducation", "seule apte à changer le monde".
(LeMonde.fr ; 20Minutes.fr ; AFP)
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Lors d'une conférence en avril 2008 à Angoulème, Frère Henry se présentait ainsi :

"Je suis né en 1961, de nationalité française par ma mère et américaine par mon père. J’ai fait de « belles études » en économie internationale à l’Université puis à Sciences Po. Cadre en salle de marchés financiers, spécialiste en techniques de change, j’ai vécu à New York, Bruxelles et Paris.

Cependant, dès l’âge de 20 ans et malgré une vie agréable et malgré une famille où tout se passait bien, j’ai ressenti un sentiment de frustration, un manque…

La lecture d’un ouvrage m’a permis de faire une expérience de prière. C’est cette expérience qui m’a conduit à m’intéresser et à découvrir les différentes traditions religieuses : juives, catholique (mais aussi plus largement chrétiennes), sans oublier les autres religions : Islam, Bouddhisme…

Ce qui m’a frappé c’est l’idée que Dieu vient parmi nous « en réalité » (Incarnation) et ce jusqu’à la croix ! Au minimum ce constat était source de sagesse, mais c’était bien plus en fait puisqu’à la suite du Christ de nombreux Chrétiens acceptaient de le suivre jusqu’à la mort, jusqu’au martyre.

Dès lors, je me suis senti intéressé par les autres et j’ai ressenti la nécessité de me tourner vers eux même dans les choses les plus simples de la vie. Au fil de mes lectures cette nécessité s’est vue renforcée : tout le monde n’avait pas accès au même trésor.

Après 7 ans de recherche personnelle, de richesse spirituelle, je me suis senti attiré par la vie monastique. Je suis donc entré au monastère de TAMIE en Savoie. Une question se posait toujours à moi : « Comment suis-je présent à une partie de l’humanité qui ne connaît pas le Christ ? » Lors d’une nuit agitée, au cours d’une vision, je me suis alors retrouvé à Marseille (ville que je ne connaissais pas) entouré d’enfants maghrébins.

Ne trouvant pas de communauté correspondant à mes aspiration il m’est apparu nécessaire d’en fonder une autre. Mon évêque m’a alors demandé de rejoindre le quartier St Paul, au nord de Marseille (d’où le nom de notre Fraternité). Cette cité, construite en 1962, est essentiellement composée d’une population originaire d’Afrique du Nord, des Comores, et de Gitans. Le taux de chômage y est de 40 %..."

Pour lire la suite de cette conférence, se rendre à la page :

Conférence Angoulème
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PHOTOS :
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Couverture du livre : De Wall Street aux Quartiers Nord de Marseille
Prière communautaire avant le repas.
Deux vues devant les "cités" HLM.
Avec les enfants immigrès africains à Marseille.
ND de Tamié.
Deux vues de l'Abbaye ND de Tamié, en Savoie.

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REFLEXION LASALLIENNE 3 / 2017-2018

LASALLIENS SANS FRONTIÈRES
FORMER DES COMMUNAUTÉS VIABLES
Un environnement naturel et démographique radicalement transformé
(pdf – 7,44 MB)


Bulletin Vocations lasalliennes 2


Intercom 149


LETTRE PASTORALE AUX FRÈRES 
Un unique appel, plusieurs voix
(pdf – 0,6Mb)



La ligne du Temps du Fondateur




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